Tourisme : l’embellie se confirme pour TUI

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Porté par la reprise du tourisme, TUI entrevoit la lumière au bout du long tunnel. Le numéro un mondial du secteur, frappé de plein fouet par la crise sanitaire, a confirmé mercredi qu’il prévoyait de réaliser un « résultat significativement positif » sur l’ensemble de son exercice décalé, qui s’achèvera fin septembre.

Lors du troisième trimestre, couvrant les mois d’avril à juin, le groupe allemand a vu son chiffre d’affaires s’envoler à 4,4 milliards d’euros, contre 650 millions sur la même période l’an dernier. Il a dans le même temps affiché une perte sous-jacente de 27 millions d’euros (à comparer aux 670 millions sur la même période l’an dernier) après avoir retraité 75 millions d’euros dus aux perturbations dans le transport aérien. Soit un bénéfice ajusté de 48 millions, le premier depuis le début de la pandémie de Covid-19.

TUI, propriétaire en France de Nouvelles Frontières ou des clubs Marmara et Lookéa, entend poursuivre sur sa lancée, alors que l’industrie du voyage tourne à plein régime cet été. Pour les mois de juillet et août, les réservations atteignent 93 % de leur niveau d’avant-crise, le groupe comptant déjà 11,5 millions de clients pour la période estivale. Dans le même temps, les prix moyens ont bondi de 18 %. « Les vacanciers réservent davantage de voyages tout compris, des chambres plus haut de gamme et des séjours plus longs », indique un communiqué.

Réduire la participation de l’Etat allemand

Après avoir enregistré des pertes annuelles colossales lors de ses exercices 2019-2020 (- 3 milliards d’euros) et 2020-21 (-2 milliards), le géant du tourisme devrait retrouver le chemin de la rentabilité. « TUI était fort avant le coronavirus et le sera après la crise du siècle », s’est félicité Fritz Joussen, le PDG du groupe qui cédera sa place le 30 septembre à Sebastian Ebel, l’actuel directeur financier.

Le groupe entend maintenant étudier les opportunités de refinancement, afin de réduire la dette héritée de la crise sanitaire, ainsi que la participation de l’Etat allemand. Ce dernier était devenu actionnaire à hauteur de 25 % en 2021, dans le cadre de sa politique de soutien à son industrie.

Le vaste plan de restructuration engagé par TUI, qui s’était traduit par la suppression de 8.000 postes, devrait de son côté continuer à porter ses fruits, augurant de performances financières supérieures à 2019 à moyen terme.

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