Qu’est-ce que le slow tourisme ?

0

Dans un monde d’affaires où le quantitatif et l’hyperactivité tendent à supplanter tout le reste, rares sont ceux qui prennent délibérément le temps de faire les choses. Qu’est-ce que le slow tourisme ?

Le tourisme de masse (et le tourisme dans le sens le plus communément admis) est presque devenu caricatural de nos jours : tout le monde fréquente les mêmes lieux, les mêmes plages et les mêmes hôtels. Les gens partent en vacances au même endroit et une fois sur place, cherchent à faire le maximum de choses avant de repartir, car « il faut optimiser le temps passé sur place ». Quitte à finir exténué et à peine intéressé par les lieux visités, l’important est d’être actif et de faire quelque chose, à la fois pour avoir quelque chose à dire à ses connaissances à son retour et pour avoir la sensation réconfortante d’avoir effectivement été dans l’action. Ne dit-on pas que l’on « fait » un pays ? Ne compte-t-on pas le nombre de pays où l’on a été avec fierté ? Et le slow tourisme dans tout ça ?

Le slow tourisme ou l’éloge de la lenteur

À l’opposé du tourisme de masse, le slow tourisme pourrait se définir comme le tourisme lent, une forme de tourisme inspirée de la slow food qui vise à redécouvrir les bienfaits d’une nourriture saine et équilibrée. Le slow tourisme privilégie le qualitatif au quantitatif et la lenteur à la course effrénée vers toujours plus d’activités et d’événements. Avec le slow tourisme, on prend son temps pour faire les choses, on part à la rencontre des populations locales en logeant dans des chambres d’hôtes ou des auberges de jeunesse, et on ne cherche pas coûte que coûte à accomplir toutes les activités possibles et imaginables. L’adepte du slow tourisme ne craint pas le spontané et l’imprévu, il n’organise pas son agenda à l’heure près et ne stresse pas quand les minutes défilent.

Le slow tourisme, pour plus de durabilité ?

Qu’est-ce que le slow tourisme si ce n’est la priorisation de la durabilité ? Avec un tel concept de voyage, inutile de dire que des thématiques comme l’écologie, le développement durable et l’environnement sont considérées comme fondamentales. Le voyageur qui parcourt le monde selon les principes du slow tourisme utilise des moyens de transport peu polluants tels que le vélo ou les transports en commun quand il ne décide pas de marcher pour arpenter les ruelles et venelles du centre historique de Stockholm ou Athènes. Particulièrement à l’écoute des préoccupations environnementales, le voyageur adepte de slow tourisme fait attention à ce qu’il mange, à la façon dont il se déplace et au monde autour de lui : après tout, voyager est une bonne chose, mais le faire avec responsabilité est encore mieux !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici